Hendaye : la piscine municipale prend l’eau de toutes parts

Avec 315 enfants, Hendaye a l’une des plus grosses écoles de natation de la Côte basque.


La piscine municipale arrive en bout de course.Construite à la fin des années 70, elle a fait son temps. La structure, comme des écailles qui se superposent les unes aux autres, est devenue poreuse. Des fabricants de coques existaient bien il y a encore deux ans. Mais, aujourd’hui, impossible de réparer le toit. La pluie dégoulinant à l’intérieur est représentative de l’état général de la structure. Car la piscine municipale prend l’eau de toutes parts.

« On pourrait garder le bassin et le système de ventilation qui est neuf. Tout le reste est à changer », tranche le chef de bassin, Jean-François Garmendia, au bout de la perche depuis le premier jour. Aujourd’hui, il est à quelques longueurs de la retraite. Il reconnaît que la piscine municipale a fait son temps, « mais elle fonctionne à plein régime », ajoute-t-il, arguant près de 2 000 nageurs hebdomadaires, dont 315 enfants à l’école de natation, l’une des plus importantes du Pays basque.

  • Particulièrement énergivore

Le bassin est encore utilisable et le système de ventilation n’a que dix ans de service. Un système très complexe que la Ville d’Hendaye a mis en place en 2004 pour déshumidifier l’air chauffé par évaporation de l’eau du bassin. Une machine qui avait coûté 160 000 euros à la commune et qui, de l’avis général, fonctionne encore très bien.

En revanche, la piscine municipale est particulièrement énergivore. La commune doit éponger entre 150 000 et 200 000 euros par an de déficit. « Il est certain que, si l’on devait choisir une nouvelle piscine, on opterait pour une meilleure isolation thermique. Mais, dans tous les cas, on économiserait 30 000 euros par an au maximum », explique-t-on dans les bureaux des services techniques de la Ville.

  • Un programme d’État

Cette piscine « tournesol », comme il en existe près de 200 en France, avait été construite à l’occasion d’un programme d’État, « Mille piscines », lancé en 1969 suite aux mauvais résultats des nageurs français aux Jeux olympiques de Mexico. À l’époque, elle avait coûté 440 millions d’anciens francs, ce qui représenterait 2,5 millions d’euros actuels (en tenant compte de l’érosion monétaire). Aujourd’hui, on évalue qu’une nouvelle piscine coûterait environ 700 000 euros à la commune. Si la partie technique était récupérée. Sinon, l’ardoise s’élèverait à 1,5 million, voire 2 millions d’euros.

Un projet municipal qui sera sûrement inscrit dans les promesses de campagne de tous les candidats.

Source http://www.sudouest.fr/2013/11/26/la-piscine-prend-l-eau-1240414-4171.php
Rédigé le  1 déc. 2013 11:23  -  Lien permanent

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